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Le plus illustre comploteur de la bande dessinée québécoise! Affublé d'un grand chapeau à large rebord, d'une gabardine à collet relevé et d'une cape qui ne laissent dépasser que son nez, le Sombre Vilain n'a qu'un but : devenir maître du monde. En attendant ce grand jour, cet anarchiste d'opérette tue le temps en faisant exploser des boîtes à lettres!Accompagné de Bill, son fidèle boa, le Sombre Vilain (appelé simplement Sombre par ses intimes) vit dans un bunker, où il se livre à diverses extorsions et conspirations. Génie du mal, il invente la bombe à neutrons de poche, crée la secte secrète du Grand Schnoque, ouvre différentes agences toutes plus suspectes les unes que les autres (Scab Service, briseurs de grèves; Extermination Vilain, débibittage et dépucelage en tout genre, etc.), mais son arme préférée reste le téléphone! Il s'en sert pour faire des appels obscènes ou pour commander des pizzas qu'il fait livrer chez le ministre de la Justice! Et, s'il se trouve un emploi de concierge dans un immeuble d'habitation, il le transforme aussitôt en « HLM à haute sécurité » : il n'hésite pas à prendre les locataires en otages dans les ascenseurs ou à leur lire des romans pornographiques à l'interphone.
Qu'il soit anarchiste, ami de tous les dictateurs et criminels nazis en exil, assassin, felquiste de la première heure, tortionnaire ou grand prêtre du Grand Schnoque, maître chanteur, marchand de bébés, proxénète, trafiquant d'armes et de drogues ou même vendeur de voitures d'occasion, le Sombre Vilain n'a pas fini de profiter de la turpitude humaine pour s'enrichir et pour faire rire.
Né de la plume de Zyx (Jacques Hurtubise), accompagné parfois de son complice Patrick Beaudin au scénario, le Sombre Vilain I-2 paraît pour la première fois dans le catalogue de la Coopérative des Petits dessins, un syndicate québécois, en 1973. Le Sombre Vilain paraît ensuite dans l'éphémère revue L'Illustré avant d'être publié pour la première fois en couleurs sous forme de gags d'une page complète (et parfois plus) dans Croc (1979-1983), puis Titanic (1983). La revue d'information sur la bande dessinée BDK lui consacre, en 1976, un fanzine spécial de 38 pages, Spécial Sombre Vilain, et, en 1977, Prisme (no 6) reprend quelques-unes des bandes publiées dans Le Jour l'année précédente. En 1981, les éditions Ludcom publient dans la collection « Croc Album » un recueil en couleurs de gags parus dans Croc, Mort ou vif. |